3 Légendes Mensongères sur Dark Souls 2 (Enfin Démontées)

Depuis sa sortie, Dark Souls II traîne une réputation sulfureuse : hitboxes injustes, armes qui se brisent trop vite, gameplay lent. Derrière ces affirmations, souvent reprises sans vérification, se cache une réalité bien différente. Voici une déconstruction minutieuse de ces trois mythes persistants.

1. Les hitboxes de Dark Souls 2 sont-elles vraiment mauvaises ?

L'un des reproches les plus anciens envers Dark Souls II porte sur ses hitboxes « approximatives ». L'exemple classique : le Poursuivant (The Pursuer), dont le coup d'estoc semble frapper le joueur même après une roulade parfaitement exécutée. Pour beaucoup, cette situation illustre un manque de précision dans la détection des collisions.

En réalité, la hitbox du coup est bien positionnée : c'est la hurtbox du modèle joueur qui est légèrement plus étendue, ce qui crée une illusion d'erreur. Si la lame effleure le pied du personnage, le jeu considère qu'il a été saisi — un choix de design discutable mais cohérent.

Dark Souls 2 a des hitboxes tout aussi précises que les autres ARPG FromSoftware.
Dark Souls 2 n'a pas à rougir de ses hitboxes.

Ce genre d'ambiguïté n'est pas propre à Dark Souls II. Les autres titres de FromSoftware présentent des anomalies plus flagrantes :

  • Le Dragon Béant de Dark Souls, dont plusieurs pattes possèdent des hitboxes actives sans contact réel.
  • Yhorm dans Dark Souls III, dont une attaque latérale triple mystérieusement de volume.
  • Le Golem du Fourneau dans Elden Ring, capable d'attraper le joueur malgré un écart net entre la main et la cible.

Face à ces exemples, difficile d'affirmer que Dark Souls II souffre davantage que ses aînés. Ses hitboxes sont plus lisibles, parfois exigeantes, mais rarement injustes.

2. La durabilité des armes : un bug corrigé depuis dix ans

Autre idée reçue : les armes se briseraient deux fois plus vite dans la version Scholar of the First Sin. L'origine du mythe remonte à un bug de 2015, où la durabilité diminuait à chaque image calculée. Résultat : en 60 FPS, l'usure était doublée par rapport à la version 30 FPS.

Mais le correctif 2.02 a définitivement supprimé cette erreur. Aujourd'hui, un test entre la version vanilla et Scholar montre une usure identique : trois points de durabilité perdus pour six coups portés, ni plus ni moins.

La version Scholar of the First Sin de Dark Souls 2 ne souffre absolument pas d'un problème de durabilité des armes.
Les 60 fps n'ont aucun impact sur la durabilité des armes.

Le véritable reproche que l'on peut adresser à Dark Souls II tient plutôt à sa philosophie de game design : les armes s'érodent plus vite pour pousser le joueur à varier son arsenal. Ce choix de contrainte renforce la tension propre à l'univers du jeu plutôt qu'il ne le dessert.

3. Un gameplay lent… ou simplement méthodique ?

Le grief le plus récurrent concerne la lenteur supposée du gameplay. En réalité, Dark Souls II n'est pas lent : il est mesuré. Ses animations ne pardonnent pas l'improvisation, et le rythme général repose sur la gestion du risque.

Dark Souls 2 nécessite une gestion du timing précis.
Dark Souls 2 nécessite une gestion du timing précis.

Les roulades y sont aussi rapides que dans Dark Souls III. Ce qui change, c'est la recovery — ce délai entre la fin d'une action et le moment où une autre peut commencer. Même la consommation des fioles d'Estus ou le brise-garde obéissent à ce principe : allonger la fenêtre de vulnérabilité pour imposer la prudence.

Là où beaucoup voient une lourdeur, il faut lire une discipline. Le joueur doit apprendre à anticiper, non à réagir. Ce design rend chaque combat plus lisible, plus méthodique, et paradoxalement, plus satisfaisant.

Cette impression de lenteur est d'autant plus injuste quand on observe la direction prise par Elden Ring. Ses boss multiplient les attaques successives et les effets visuels au point de rendre le timing illisible. Dark Souls II, lui, laisse respirer l'action : il te donne le temps de comprendre avant d'agir.

Dark Souls 2 requiert méthode et stratégie.
Dark Souls 2 requiert méthode et stratégie.

Conclusion : une réputation à réhabiliter

Dark Souls II n'est pas lent, il est méthodique. Il ne punit pas le joueur par injustice, mais par cohérence. Ses mécaniques reposent sur la responsabilité du joueur : chaque roulade, chaque attaque, chaque soin est une décision assumée.

Ce jeu ne mérite pas sa mauvaise réputation. Il mérite qu'on le regarde avec la même rigueur que celle qu'il exige. Et si cet article a dissipé quelques idées reçues, il n'a fait qu'effleurer la richesse d'un titre encore trop souvent mal jugé.

Pour prolonger cette réflexion, découvre cet autre article : Farmer des gemmes dans Bloodborne avec une clef USB est-il du CHEAT ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plan du site
Retour en haut